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Je ne peux plus compter le nombre de fois que j’ai entendu cette réflexion !

« Mon n+1 ne méritait pas sa place », « Franchement, à sa place, on ferait beaucoup mieux non ? »  « Il est manager et il ne sait absolument pas manager, il ne défend pas ses équipes, il ne comprend rien au projet… »

Une fois que l’on a dit que son boss était une quiche, ça défoule, mais ça ne construit pas grand chose. En tant que collaborateur, si votre boss ne vous trouve pas bon, il peut vous le dire, vous envoyer en formation et, dans le pire des cas, vous muter ou vous virer. Si vous n’aimez pas votre n+1, vous n’avez pas ce pouvoir, c’est le principe, mais tout n’est pas perdu pour autant !

Alors si tous les managers ne sont pas parfaits, et même si parfois ils ont effectivement quelques défauts, si l’on veut faire avancer les choses, il faut aborder le sujet différemment. Prenons l’exemple de Joe, un manager auquel on trouverait tous les défauts et voyons comment nous pourrions manager notre manager !

1- Joe s’énerve souvent

Ce n’est pas qu’il est méchant ou arrogant, c’est juste qu’il n’a pas confiance en lui. Vous avez remarqué, un chihuahua aboie beaucoup plus qu’un Pittbul ! Forcément, il essaye de compenser son physique ridicule par des aboiements qu’il croit impressionnant ! Pour faire évoluer cela, il faut savoir donner confiance à Joe.

Telle la race canine, Joe, nerveux comme il est, se bloque sur sa première rencontre. Si celle là est ratée, la suite est plus compliquée mais rien n’est perdu, cela sera seulement plus long.

Bref, si vous voyez que Joe est un stressé des dead-lines, prenez l’initiative de lui remettre un planning de façon récurrente mettant en avant que les délais qu’il fixe sont respectés. Joe a du mal à déléguer ? Envoyez lui des comptes rendus de vos réunions mettant en avant que vous relayez parfaitement ses directives. Joe pense que tout le monde le déteste ?  Soyez à l’initiative d’un pot d’avant week-end. Les managers nerveux en entreprise sont dans 99% des cas des managers angoissés qui ont le sentiment de ne pas maîtriser leur sujet. Votre rôle, c’est de le rassurer, pas d’en ajouter. Plus il sera rassuré, plus il sera cal